UN CONSTAT ALARMANT
272 400
VICTIMES
EN 2024
10% DES FEMMES ACTIVES CONFRONTÉES À LA VIOLENCE
Derrière les portes closes, trop de victimes vivent dans la peur, l’humiliation ou la douleur.
En 2024, selon les données du ministère de l’Intérieur, 272 400 victimes de violences conjugales, commises par leur partenaire ou ex-partenaire, ont été enregistrées en France, dont 84 % de femmes.
Par ailleurs, selon une enquête de l’association Violences sexistes et sexuelles au travail, près de 10 % des femmes actives ont déjà été confrontées à des violences conjugales ayant un impact direct sur leur vie professionnelle.
Ces chiffres rappellent l’ampleur du problème et l’urgence d’agir.
Parce que les violences concernent aussi le monde du travail. Elles ont des conséquences humaines, sociales et économiques majeures pour les organisations.
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les entreprises responsables ne peuvent pas faire abstraction de ce sujet,
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le travail peut être un lieu de protection, de lien social et d’émancipation économique,
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ces victimes sont parfois un·e collègue à côté de nous,
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la frontière entre vie privée et vie professionnelle est souvent ténue,
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une personne en situation de danger ne peut durablement être performante,
…il est devenu indispensable de mettre en place des actions concrètes, coordonnées et pérennes pour protéger les victimes et faire reculer ce phénomène.
DES ENJEUX MAJEURS POUR LE MONDE DU TRAVAIL
IMPACT SUR LA PRODUCTIVITE
Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), les salarié·es victimes de violences conjugales perdent en moyenne 18 jours de travail/an
COÛT ECONOMIQUE
En France, le coût global des violences conjugales est estimé à 3,6 milliards d’euros par an, selon la Fondation des Femmes, incluant les frais de santé, les pertes de productivité et les coûts sociaux

De la naissance d'un dispositif inédit à la création de KOEKIPIA
Face à ce constat et à l’urgence d’agir, un collectif de 40 acteurs et actrices — entreprises, associations, institutions publiques et professionnel·les de santé — s’est constitué à La Réunion. Sous l’impulsion de Samantha Nahama, alors Directrice Générale de Canal+ Réunion, plusieurs ateliers de réflexion ont été menés afin d’identifier des leviers d’action efficaces.
De cette dynamique collective est né le dispositif « Référentes Violences Conjugales en Entreprise ».
Cette initiative, inédite en France, a été portée opérationnellement par le Club Innovons Pour l’Emploi (CIPE), dont Samantha Nahama est devenue Vice-Présidente, avec le soutien financier de la Direction Régionale aux Droits des Femmes et à l’Égalité (DRDFE). Lancé en novembre 2024, ce partenariat public-privé vertueux a démontré l’efficacité et la pertinence d’un accompagnement structuré en milieu professionnel.
Afin de pérenniser le dispositif, de l’inscrire dans la durée, de l’animer et de le déployer sur d’autres territoires, KOEKIPIA a été créée le 23 septembre 2025. KOEKIPIA reprend aujourd’hui ce dispositif, en capitalisant sur l’expérience acquise, tout en développant une approche globale au service d’organisations plus justes, inclusives et engagées.
